Dans son numéro 155, le magazine français Skieur a placé Valdez parmi ses cinq destinations de rêve. Le titre du dossier dit tout : « Valdez, le rêve absolu ». Des sommets recouverts de poudreuse à perte de vue, des pentes radicales, une neige stable qui permet de s'engager pleinement - une expérience à vivre une fois dans sa vie.
Pourquoi la neige des Chugach est unique
Situées à la rencontre des masses d'air froid de l'Arctique et des masses plus chaudes, humides et iodées de l'océan Pacifique, les Chugach Mountains reçoivent entre 15 et 25 mètres de neige selon les hivers. Une bénédiction pour cette région au relief accidenté : en termes de cohésion des flocons et de stabilité du manteau neigeux, l'endroit est l'un des plus sûrs de l'État.
“Pour des skieurs qui ont un gros niveau et qui cherchent à repousser leurs limites, c'est le terrain de jeu idéal. Certaines pentes sont vraiment très raides, entre 40 et 60 degrés, très longues, parsemées de couloirs et de barres rocheuses. En héliski, en quelques minutes, on a accès à des spines, des half-pipes naturels qui se prêtent parfaitement à l'esprit Big Mountain. Ce n'est pas un hasard si c'est à Valdez qu'ont eu lieu les premiers championnats du monde d'Extrême, le King of the Hill, en 1991.”
Un territoire immense, des lignes mythiques
Doug Coombs, vainqueur de ce challenge resté légendaire, a eu du flair en créant la première compagnie d'héliski de la région - Valdez Heli-Ski Guides - en 1993. Le territoire à portée de vol est immense, supérieur à 6 500 kilomètres carrés, et l'on y trouve quelques-unes des plus belles montagnes de la planète : Pyramid en forme de triangle, Météorite avec sa longue faille oblique, ou Sphinx qui ressemble à un grand losange.
En 1996, après l'ouverture de la base de Thompson Pass, la célèbre société de production Teton Gravity Research y réalise son premier film, « The Continuum ». Peu à peu, les riders ayant lu le récit des premières compétitions de ski extrême ou vu les vidéos spectaculaires viennent en pèlerinage dans ce haut lieu presque mystique. Ils y découvrent un site préservé, avec des runs qui font souvent 1 000 mètres de dénivelé - voire 1 800 mètres pour le Mount Dimond.
Les guides n'en gardent pas pour eux
Contrairement à ce que l'on peut parfois voir ailleurs, les guides de Valdez Heli-Ski Guides ne réservent pas les meilleurs itinéraires aux clients les plus fortunés ou aux équipes de tournage. Si vous avez l'envie et le niveau, ils n'hésitent pas à vous emmener sur des faces verticales.
“Lorsqu'on vient de faire une des plus belles descentes de sa vie, engagée à souhait avec une neige parfaite, un run digne des films ou des photos qui nous fascinaient étant jeunes, on se pince pour y croire ! Quand on sait que notre hélicoptère va nous amener en faire d'autres du même acabit toute la journée sous le soleil, dans un cadre aussi grandiose, on nage en plein rêve.”
“Valdez est une destination idéale pour les gros riders. Les descentes dans les Chugach Mountains sont raides, longues, variées. Toujours intéressantes. Il y règne un esprit très sportif, à part. Impossible de se lasser.”
Le Tsaina Lodge, et la patience
Un seul bémol, et le magazine ne l'élude pas : quand le vent s'installe, que les nuages s'amoncellent ou que les chutes de neige sont trop fortes, il faut savoir attendre. Le Tsaina Lodge, perdu au milieu de la montagne, a beau être luxueux avec ses chambres spacieuses, sa salle de gym et sa bibliothèque, il n'y a rien à faire à l'horizon à part la fête entre passionnés au bar de l'établissement. Mais quand les conditions sont au rendez-vous, même si vous n'en profitez que deux ou trois jours dans la semaine, ce sont alors les plus beaux de votre existence de skieur.
L'avis de Skieur Magazine
Les plus : des pentes raides, une poudreuse de rêve, un terrain magnifique avec des runs « challenging », et des groupes homogènes avec un guide pour quatre clients. Les moins : l'éloignement, et l'attente les jours où l'on ne peut pas voler.
Article publié dans Skieur Magazine n°155. Photos © Valdez Heli-Ski Guides.



